Mercredi 18 juin 3 18 /06 /Juin 22:06

Acte de deces de Marie POUSSEPIN - Sainville






Marie POUSSEPIN bénie et béatifiée...

De Dourdan au Vatican

 

Native de Dourdan (Essonne), Marie Poussepin (1653-1744), qui, la première, a introduit le métier à tisser dans l’industrie de la laine, va être béatifiée demain par le pape (20 octobre 1994). La sainte femme a fondé la congrégation des sœurs dominicaines de la Présentation qui a essaimé à travers le monde. Personne n’a jamais entendu parler d’elle. "Le bien fait si peu de bruit", soupirait pieusement le chanoine Poüan en 1894. Marie Poussepin, qu’on savait déjà vénérable, va être béatifiée demain à Rome par son Saint-Père le pape et Dourdan, qui a vu naître l’héroïne, en est toute esbaudie. La ville, qui a un peu perdu de sa splendeur d’antan, n’est même plus le " gros bourg très riche et qui sent la province " dont parlait cruellement Péguy. Mais on se raconte encore, pendant les rudes soirées d’hiver, l’édifiante histoire de Marie Poussepin, sainte femme et redoutable chef d’entreprise, qui est au bas de laine ce que Michelin est au pneu.

Issue d’une famille où les mœurs sont fécondes.

Dourdan, 9000 habitants aujourd’hui, en a pourtant vu d’autres. Les Mérovingiens y avaient bâti où a défunté Hugues le Grand en l’an de grâce 956, et c’est depuis son fief de Dourdan que Hugues Junior, dit Capet, a fondé sa dynastie qui a fait trembler le royaume pendant dix siècles. La ville a prospéré paisiblement, entre deux guerres de religion. La poterie y est si florissante qu’elle est toujours dans le blason de la ville, trois pots d’or sur champ d’azur. La fortune du pot un peu tarie, Dourdan se consacre à la bonneterie à l’aiguille. Le papa de Marie Poussepin, comme tous les bourgeois aisés, prospère petitement dans le bas et essaye de voir plus haut. Mais l’époque est troublée. Les protestants et les catholiques se prennent mutuellement la ville : quand naît la douce Marie, en 1653, on sort à peine de la Fronde, les campagnes d’Etampes à Dourdan sont ruinées, la peste ravage la région, et saint Vincent de Paul, malgré ses 71 ans, vient secourir les pauvres. Les Poussepin, ou Poussepain, font un honnête et très chrétien foyer, à la progéniture conséquente :

 

Marie est l’aînée, suivie de Anne, Julienne, Elisabeth, Claude, Claude et Claude. Claude est aussi le nom du papa : pour qu’il en reste un, il fallait investir. Vingt ans plus tard, seuls ont survécu Marie et le dernier petit Claude. Le père, assis sur son atelier de tricot, est à Dourdan " une haulte personne ", il est premier marguillier, c’est-à-dire administrateur des biens de la paroisse, et collecteur de la taille pour Dourdan, l’impôt royal.

Marie apprend le tricot, les bonnes manières et les saintes écritures. Sa réputation de piété est telle qu’elle est dix-sept fois marraine de gamins de la paroisse avant vingt-deux ans. C’est papa Claude qui fait des sottises, surtout après la mort de sa femme. Avide d’honneurs, il s’endette pour faire face à ses charges, et comme Louis XIV a la main lourde sur l’impôt, Poussepin se laisse surprendre. En 1679, on le menace de saisir ses biens, meubles et effets ; il s’enfuit courageusement à Bourges, en laissant sa fille et son fils en faillite et grande honte. Un an plus tard, grâce à l’intercession d’un curé du coin, il abandonne ses biens et ses énormes dettes, quelque 2625 livres, à sa fille. La situation régularisée, il revient le cœur léger parmi les marguilliers de la paroisse. Pour Marie, c’est une autre paire de manches. Elle vide les fonds de tiroir, fait lever la saisie et examine calmement la situation. L’industrie du bas de soie tirebouchonne, alors que les laines un peu rudes de la Beauce, du Berry et de Sologne sont fort prisées : l’avenir est dans la laine. Or, elle sait par un oncle qu’un pasteur anglais a inventé un métier à tisser les bas, Colbert en a fait venir un près du bois de Boulogne, Marie en achète quatre, à crédit. En 1685, l’atelier Poussepin est le seul en France à faire des bas avec un métier, et forme des générations d’apprentis. En 1702, Dourdan, grâce au zèle de la demoiselle, est la deuxième ville de France pour le tissage des bas de laine. Dans la foulée, Marie entreprend de révolutionner l’apprentissage. Elle prend des jeunes (entre 15 et 22 ans), qu’elle s’efforce de " garder du libertinage " et fixe une production hebdomadaire minimum : quatre paires de bas, non payées. Mais tout ce que l’apprenti fait en plus est largement rémunéré. L’éthique catholique n’est pas forcément si éloignée de l’esprit du capitalisme. En revanche, elle abolit la taxe d’apprentissage prélevée sur les familles, et elle accepte par charité des bras cassés, deux types qui ne seront pas fichus de faire une chaussette pendant des années. En quatre ans, elle a remboursé les dettes, et fait fortune. Le petit Claude a grandi, il reprend les affaires de sa sœur, se marie, fait quatorze enfants. Marie lui a laissé 2400 livres de dot, il devient, comme feu papa, premier marguillier, puis échevin, il achète des terres, des immeubles et toutes sortes de choses autorisées par le Ciel. Claude Poussepin est grand bourgeois mais bon chrétien : il refond les cloches de l’église et crée même en 1731 une école gratuite pour les pauvres. Marie se retire sur la pointe des pieds. "Les annales de la sainteté, écrit respectueusement son biographe, le père Bernard Préteseille, peuvent saluer en elle un rare modèle de femme d’affaire pleinement chrétienne." Pendant que ses ouvriers mettent cent fois leur ouvrage sur le métier, elle se consacre corps et âme à la Confrérie de la Charité, où sa mère s’était déjà illustrée. Dourdan, là encore est pionnière : la confrérie offre, outre divers secours spirituels, une gamelle de soupe (avec de la viande) aux pauvres : les Restos du cœur de l’époque.


Un zèle philanthropique exprimé tous azimuts

Il y a du travail. L’hiver 1684 est si rude qu’il n’est plus possible d’enterrer les morts au cimetière, on les inhume dans l’église. L’hiver 1693 est pire, on recense 800 mendiants à Dourdan, contre 100 d’habitude, un curé peste contre les marguilliers, plus soucieux d’achever les bâtiments de leur église que de trouver du pain pour les fidèles. Marie se dévoue avec le dynamisme qu’on lui connaît, vit modestement, sert de garde-malade et ne consent point à prendre mari. Elle entre dans les ordres, chez les dominicaines, comme tertiaire. Et le 14 octobre 1695, le jour de ses 42 ans, elle annonce à son frère qu’elle quitte Dourdan, pour s’installer à Sainville, un patelin en pleine Beauce à dix-sept kilomètres de la ville natale. A nouveau, elle fait merveille. Elle crée une communauté, recueille des orphelines "sans aveu et sans secours", ouvre une école de filles ignorantes auxquelles elle apprend un métier, le tricot, ce qui semble parfaitement incongru aux notables de l’endroit. Marie refuse les dons, les sœurs vivent chichement du travail de leurs bas de soie, la Providence supplée au reste. Elle s’y sent vite à l’étroit.

 

Elle fonde une autre communauté à Auneau, puis à Meung sur Loire, à Jouagny, à Massy, à Chilly Mazarin... En 1725, elle a 72 ans (une performance à une époque où on ne dépasse pas facilement la cinquantaine) et est à la tête de vingt établissements.

Les sœurs dominicaines de la Présentation gardent à Tours l’unique portrait de la mère fondatrice. Les mains sagement posées sur un petit volume des Règlemens et sur une grande Bible, parue en 1739, ce qui permet de dater le tableau. Marie a donc au moins 86 ans, l’artiste (anonyme) a sans doute un peu flatté le portrait mais elle a un bon sourire sous un long nez qui dépasse de la coiffe, et des yeux pétillants de malice. La petite mère (les exégètes assurent qu’elle mesurait 1,41m) meurt à 90 ans et trois mois, un samedi, jour de la vierge.

Elle avait un peu perdu la tête sur la fin, mais les intérêts de la communauté avaient sagement été confiés à une sœur plus jeune. On a gravé sur sa tombe, en latin, que "l’ennemi n’a pas pu semer la zizanie au milieu de sa maison". Il a pourtant failli, mais la Révolution a éparpillé la communauté. On ne retrouvera les restes de Marie qu’en 1857, la dalle funéraire rompue. D’autres maisons de sœurs de la Présentation ont depuis été crées, en Italie, en Angleterre, au Chili, en Israël, au Pérou, à Curaçao, en Colombie, en Côte d’Ivoire en 1987, au Cameroun en 1988... 3700 religieuses au total dévouées à l’enseignement et à la médecine.

Incarne-t-elle une socialiste d’avant-garde ?

Mgr Guy Herbulot, évêque d’Evry, célèbrera une messe pour les religieuses qui suivront toute la journée les traces de Marie Poussepin, à la maison du 16 rue d’Etampes où elle est née. La mairie socialiste, participe aux réjouissances et offre un repas aux sœurs. Yves Tavernier, le maire et chef du groupe socialiste au conseil général, s’y rendra, bien sûr. "C’était pour les croyants quelqu’un d’exemplaire, et pour tout le monde quelqu’un qui a marqué son époque. Une femme industrielle, avec un souci de promotion sociale, ce qu’on appelait à l’époque la charité." Yves Tavernier se réjouit d’ailleurs en privé que l’Église ait eu le bon goût de béatifier sa Dourdannaise quelques mois avant les élections municipales. "Marie Poussepin n’était pas une socialiste d’avant-garde, mais dans le contexte de l’époque, on peut s’interroger", rigole le maire.

Franck JOHANNÈS Article paru dans les pages Métro de Libération (page M4), le samedi 19 octobre 1994.




Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 mai 7 18 /05 /Mai 15:10




Nicolas DELANNOY originaire de Haute Epine dans l'Oise est charretier quand il épouse en 1813 Marie Anne MESANGUY , veuf en 1829 ; il épouse la meme année a Noailles Marie Anne ARONDEL fille de Louis Ambroise ARONDEL charron . Il est à cette époque postillon et lié à la famille PELLETIER dont Philipe maitre de poste  à Noailles . L'histoire de cette commune de Noailles semble lié étroitement à l'histoire des maitres de poste .

La famille PELLETIER est depuis 1761 à la tete du relais de Blainville et tout naturellement Nicolas rejoint cette corporation qui lui vaudra certainement son surnom de " chevallier " présent sur tous les actes d'etat civil le concernant .




 Musée de La Poste de Paris 
 Malle poste sous la Convention





Le service des postes, chargé du transport du courrier à travers la France, et celui des messageries, chargé du transport des personnes entre les villes françaises, ont une histoire commune. 
le système du relais de poste va s'étendre ensuite au transport des personnes par des diligences.
 Ces établissements installés le long des itinéraires mettent à disposition des chevaux pour couvrir la distance jusqu'au prochain relais.
Les chevaux sont ensuite ramenés à leur point de départ. Le relais est généralement équipé d'une écurie, d'un atelier de maréchal-ferrant et d'une auberge
Une poste est l'unité de distance, (environ 9 kilomètres )  qui doit se parcourir en une heure maximum. .

Dans les années 1820, les voitures sont composés de 3 compartiments:
le couper à l'avant, la berline au centre et la rotonde à l'arrière.
Un ou deux des chevaux de l'attelage sont montés par un postillon chargé de tenir convenablement les chevaux afin d'assurer la sécurité du véhicule.  .

L'arrivée du chemin de fer va faire disparaître cette institution riche à son apogée vers 1840 d'environ 1500 relais, 20.000 chevaux et 500 postillons répartis à travers toute la France.
. Pendant les années 1840, on installe même dans les gares des grues qui permettent de détacher la diligence de ses roues et de la poser sur un plateau de chemin de fer.

Nicolas Antoine Désiré DELANNOY  né en 1826 fils du premier mariage de " Chevallier  " exercera encore cette profession en 1864 , son frere  Nicolas mon ancetre né en 1841 sera lui ouvrier-tabletier puis chauffeur aux chemins de fer ..............

Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 13 mai 2 13 /05 /Mai 17:36










1914-1918 : comme nombre d'entre nous , ma famille a payé son tribut à la folie des hommes   ...............



Henri Alexandre MICHAU est né en 1877 à Paris 18 ° , journalier, emballeur mais surtout chiffonnier à St Ouen , il était veuf de Marie Florence HENNE decédée en 1906 .
Mon grand pere Maurice etait né en 1908 de son union avec Catherine DUVIVIER qu'il épousa pendant une permission en 1915. ( d'apres la tradition familiale , ce mariage lui a été conseillé par un officier de son régiment .......... ) 

J'ai pu retracer son parcours militaire grace aux registres matricules et à différents sites dont l'excellent site chtimiste.com et à l'historique du 26 ° regiment d'Infanterie Territoriale ou Henri Alexandre a servi

 




















A l'origine le recrutement du  26 ° RIT comprend par moitié des parisiens et des mayennais .
Mobilisation à Mayenne 3 aout 1914
Batailles de l'Escaut aout 1914 Condé - Crespin- Ramillies - Haspres
Bataille du Transloy  septembre 1914 
Bataille d'Artois novembre 1914- octobre 1915  - C'est pendant cette periode que mon arriere grand pere " régulisera " son union avec Catherine DUVIVIER
Bataille de la Somme octobre 1915 - février 1916
Travaux forestiers mars-avril 1916
Bataille de Verdun avril 1916      ( c'est ici que se terminera pour Henri Alexandre MICHAU ce qu'on appelait  la " Der des Der " ) le 05 juin 1916  devant Verdun , celui ci sera tué suite à des blessures par éclats d'obus

extrait de l'historique " le 28 ( mai 1916 ) nous allons cantonner dans les péniches du canal à proximité d'Haudainville : c'est le calme apres la tempete, bien qu'on la sente encore tout proche , ce séjour nous semblerait agréable si une pluie diluviennene nous obligeait la plupart du temps à vivre dans nos bateaux . Le 31 , nous sommes remis en position d'alerte et le 1 juin , le 3°bataillon monte , fatigué mais néammoinssans un trainard,occuper la position de la batterie de l'hopital . deux jours apres , le 1° bataillon le releve est c'est ensuite le tour du 2°; jusqu'au milieu du mois, le roulement s'opere ainsi........"


Maigre consolation : la médaille commémorative de la Grande Guerre et la médaille interralliée dite de la victoire seront attribués à Henri Alexandre .

Il sera inhumé à Belleray dans la Meuse 
nécropole Nationale - tombe n° 294

Curieusement son nom n'apparait pas sur le monument aux morts de St Ouen sa commune !!!!!!!


Maurice MICHAU sera adopté par la Nation en 1919 .


Je ne possede pas de photographie de mon arriere grand pere , grace au site chtimiste , j'ai découvert une photo de soldats du 26 ° RIT que m'a envoyé gentiment son proprietaire

Une ressemblance étonnante entre un de ces soldats et mon pere Henri MICHAU m'ai laissé penser que .........
Aucune certitude à ce sujet ..... Je vous laisse juge !!!!!
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 mai 2 13 /05 /Mai 10:04

Jadis, au lieu du jardin que voici,
C'etait la zone et tout ce qui s'ensuit,
Des masures des taudis insolites,
Des ruines pas romaines pour un sou.                                                           Les biffins
Quant à la faune habitant la dessous
C'etait la fine fleur c'etait l'élite.

La fine fleur, l'élite du pavé.
Des besogneux des gueux des réprouvés,
Des mendiants rivalisant de tares,
Des chevaux de retour des propres à rien,
Ainsi qu'un croque-note, un musicien,
Une épave accrochée à sa guitare.


Georges BRASSENS  











Dans le dernier quart du 19è siècle, au nord de Paris, au dela des  fortifications , existait une Zone dite   zone non aedificandi («où rien ne doit être construit » en latin) . 
Cet ensemble hétéroclite sans agencement logique sépare la capitale de Saint-Ouen.
Les chiffonniers s’y sont installés lorsqu’ils ont été chassés du centre ville par
Le nouvel urbanisme de Paris, imposé entre 1853 et 1870 par le Baron Haussmann. . Ils trouvent refuge dans les champs qui bordent les remparts, sur la route qui mène à Saint-Ouen.
 Au-delà des " fortifs ", voulues par Louis-Philippe en 1841, édifiées sur le futur tracé du périphérique, une enceinte de 40 kilomètres  c’est alors  une zone franche.
Les Chiffonniers ou
Pêcheurs de Lune, comme on les surnommait alors, rejoignaient la ville à la tombée de la nuit pour récupérer le matériel dont les citadins se débarrassaient afin de le revendre sur des petits marchés installés après la Porte de Clignancourt. 

C'est au lendemain de la guerre de 1870 que les chiffonniers de la capitale prennent l'habitude de se regrouper sur le terrain vague des Malassis, qui borde alors les fortifications militaires. La zone est mal famée mais deviendra peu à peu un extraordinaire bric-à-brac. La profusion de baraques foraines et de caboulots attire bientôt les flâneurs du dimanche. Certaines élégantes viennent s'y encanailler.
 Les soldats chargés de la garde de Paris sont des clients réguliers. Ils veulent, à bon marché, améliorer leur quotidien et leur équipement. Ils descendent de Montmartre pour vendre des bouts d’uniforme, voir des armes, et gagner quelques sous : il n’est pas facile de vivre dans ce  Paris frivole et joyeux, avec une maigre solde ! La poubelle ne sera inventée par le Préfet du meme nom qu’en 1884 : les chiffonniers font alors, la nuit, le travail des éboueurs. Ils récupèrent et ramènent leurs trouvailles aux pieds des remparts.Ainsi date-t-on de 1885 la naissance officielle du marché aux puces
Rapidement, cette activité prend de l’ampleur ; dès lors, les Biffins
- un autre surnom des chiffonniers  – s’organisent et le marché se développe en accueillant d’autres vendeurs. Quelques mois après la fin de la Grande Guerre, Romain Vernaison – négociant de son état – apporte une forme de modernité au Marché au Puces. En effet, il dispose d’un terrain de 9000 m² situé entre la rue des Rosiers, la rue Voltaire et l’avenue Michelet.
 Ce vaste emplacement jouxte le marché et il va accueillir des dizaines de petites baraques préfabriquées dans lesquelles vont prendre place des brocanteurs, des chiffonniers .

Mes arrieres grands parents ont été de ces chiffonniers !

 
Albert Adolphe DELANNOY  , pere de ma grand mere , née en 1864 à Noailles dans l'Oise exercait le métier de tabletier quand il épouse en 1890 à St Ouen   Marie Augustine BOURGEOIS née en 1868 à Paris 18 °.

Ils vont exercer alors en compagnie de leurs 7 enfants l'activité de chiffonniers ( une grande partie de leurs freres et soeurs  également )
Nous retrouvons également les parents de Marie Augustine dans ces memes quartiers de St Ouen jouxtant le Marché aux Puces .
Ma grand mere Louise Georgette DELANNOY décédée en novembre 2001 à St Ouen et née en 1908 dans cette meme commune me racontaient des anecdotes concernant cette période ou disait elle  " les gendarmes ne pénetraient pas dans la zone "

Les parents de mon grand pere Maurice MICHAU ont vécus également cette période . Henri Alexandre MICHAU né en 1877 à Paris 18° ainsi que Catherine DUVIVIER sont également  Chiffonniers dans ce quartier .

Je vous présenterai plus en détail ces familles et certains personnages pittoresques et les lieux ou ils ont vécus prochainement.
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 13 mai 2 13 /05 /Mai 06:27


Charles Marie Barthélemy MICHAU voit le jour le 11 septembre 1789 à Sainville , petite ville de la Beauce en Eure et Loir ou ses ancetres sont installés depuis plusieurs générations. 
Son pere Charles François MICHAU est batteur en grains et agé de 37 ans . Epoux de Marie Louise DEBASTE , Charles Marie Barthélémy est son 5 ° enfant ; au moins 3 autres enfants dont le Benjamin portera un  prénom  " à la mode "  Republicain ..........


Charles épouse le 3 mai 1813 à Auneau Marie Scholastique PARICHET agée de 23 ans  fille d'un jardinier . Leurs trois premiers enfants naitront à Auneau ou Charles MICHAU exerce la profession de jardinier .
En 1819 , nous le retrouvons à Boinville Le Gaillard ( Yvelines ), ou il occupera au moins jusqu'en 1866 sa fonction de jardinier au Chateau de Breau sous Nappe ,proprieté de Leon D'HERVEY.

Cinq enfants naitront encore de son union
Il se retire à Auneau , ville native de son épouse , ou celle ci decedera agée de 77 ans le 27/01/1868 - Il est dit proprietaire à cette époque .
Il decedera chez sa fille Louise Victorine Adele MICHAU épouse de Georges VASSEAU cabaretier à "Goimpy" hameau de la commune de St Leger des Aubées (28 ) le 19 mars 1871 à l'age de 81 ans

Plusieurs de ses enfants exerceront dans des demeures et chateaux de la région parisienne la profession de jardinier .
Son fils ( mon ancetre ) Louis Alexandre Armand MICHAU aura un destin des moins banals.....................
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 mai 2 13 /05 /Mai 06:17
Installée dans ma tete depuis des générations à Paris et sa banlieue Nord ( St Ouen ) , rien ne pouvait laisser imaginer  ( aucun souvenir familial d'ailleurs ) ce que cette lignée me permettrait de découvrir ..........

La  famille d'ouvriers issue du peuple de St Ouen a pour origine une famille de laboureurs d'Eure et Loir et c'est de cette lignée que je trouve aujourd'hui quantité de " people " liée à ma famille .........


Avant  de vous présenter quelques " personnages " de cette lignée , une présentation rapide de cette lignée MICHAU  en partant de mon grand pere Maurice MICHAU (1908-1942 ) fumiste à St Ouen ( 93 )  :


1 - Maurice MICHAU fumiste  - ° 30/01/1908 St Ouen -  + 1942 Paris 10 °  à l'age de 34 ans  

2 - Henri Alexandre MICHAU emballeur , chiffonnier St Ouen - ° 20/05/1877 Paris 18 ° - + 05/06/1916 devant Verdun à l'age de 39 ans

4 - Alexandre Henri MICHAU serrurier Paris 18 °  -  ° 07/09/1841 Paris 11 ° ( arrondissement ancien )  - + 08/07/1892 Paris 18 ° à l'age de 50 ans

8 - Louis Alexandre Armand MICHAU cuisinier , concierge , maitre d'hotel  - ° 04/02/1817 Auneau ( Eure et Loir )
une présentation plus complete suivra  dans un autre article , difficile de résumer en deux lignes ce que j'ai pu trouver sur cet ancetre.....

16 - Charles Marie Barthélemy MICHAU jardinier au Chateau de Breau ( Boinville 78 ) - ° 11/09/1789 Sainville ( Eure et Loir ) - + 19/03/1871 St Leger des Aubées ( Eure et Loir ) à l'age de  81 ans

32 - Charles François MICHAU batteur de grains , jardinier Sainville et Auneau - ° 26/03/1752 Sainville - + 01/09/1814 Sainville à l'age de 52 ans

64 -  Antoine MICHAU charretier Sainville - ° 24/09/1719 Sainville - + 25/05/1772 Sainville à l'age de 52 ans

128 - Claude MICHAU laboureur au lieu dit " Manteville " ou " Montarville " Sainville - + 24/10/1731  Sainville

254 - Pierre MICHAU né vers 1648  - + 16/03/1719 Sainville à l'age de 71 ans

508 - Denys MICHAU  laboureur , Receveur des Terres et Seigneuries de Congerville - ° 13/08/1603 Sainville -
 + 07/05/1685 Congerville ( Essonne )  à l'age de 81 ans 

certaines sources ( non encore verifiées ) donnent ensuite 

Guillaume MICHAU ( 1570-1635 ) notaire royal Sainville 
Olivier MICHAU 
Yves MICHAU  
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 mai 6 10 /05 /Mai 07:03

Parmi les " personnages " rencontrés dans mes recherches , la découverte d'une " cousine "  !

Jeanne POUQUET ( ci contre en 1892 avec Marcel PROUST à ses pieds ) est née le 26 avril 1874 à Paris fille de Eugene POUQUET agent de change et de Adele ROUSSEAU . 
Elle fut le modele de PROUST pour l'un de ses personnages de " du coté de chez Swann " Elle épouse le 10 avril 1893 Gaston Arman de Caillavet

 ( parmi les témoins à leur mariage figurent Anatole France et Francis MAGNARD )

De leur union naquit Simone ARMAN qui épousa l'écrivain André MAUROIS

De nombreux sites relatent la vie de ces personnages !!!!






Affiche de la Veuve Joyeuse

Adaptation française de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet créée à Paris au théâtre de l'Apollo le 28 avril 1909.
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 21:40
La mémoire familiale serait elle si courte ? Aussi loin que je me souvienne , j'ai toujours pensé que mon grand pere Maurice MICHAU était fils unique .... Or , j'ai trouvé la trace de deux freres et il y en aurait encore ..........

Né le 30 janvier 1908 à St Ouen , Maurice MICHAU est décédé à l'age de 34 ans à Paris -

Consultant les recensements de St Ouen de 1922 , j'y découvre la présence d'un frere ainé  Henri vivant au domicile  familial et agé de 17 ans..........

J'ai repris donc mes recherches et ai découvert non pas un mais deux freres sans aucune indication quant à leur devenir ainsi qu'un premier mariage pour le pere de Maurice


Henri MICHAU agé de 26 ans épouse le 31/10/1903 à St Ouen Marie Florence HENNE agée de 40 ans ( elle décédera le 12/11/1906 )

Je suppose que Henri MICHAU est issu de ce couple ,  car il est agé de 17 ans en 1922 , son acte de naissance n'a pas été trouvé à St Ouen 

Le  30/01/1908 nait mon grand pere Maurice . Ses parents ne se marieront que le 07/08/1915 à St Ouen ( pendant une permission de mon arriere grand pere alors dans les tranchées - Il y décedera d'ailleurs le 05/06/1916)

Sa mere Catherine DUVIVIER est née le 25/12/1869 à Paris et exerce les professions de blanchisseuse et de chiffonniere ( un article viendra sur les " bifins de la zone " )

Un autre fils ( tout aussi inconnu ) nait de ce couple Léon Henri MICHAU le 25/10/1912 .

Je crois que d'autres enfants dont la destinée reste inconnue risque d'apparaitre un jour des archives de St Ouen ou de Paris ........... Mon oncle qui a connu Catherine DUVIVIER sa grand mere soutient qu'elle a eu plusieurs enfants !!!!!!!!!!!!!!
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 15:49
Louis Alexandre Armand est né le 4 février 1817 à Auneau ( Eure et Loir ) fils de Charles MICHAU et de Scholastique PARICHET -
Il passe son enfance dans le cadre du chateau de Breau sous Nappe ou son pere est jardinier .
 Le 28 octobre 1839 alors qu'il est cuisinier 14 rue du Petit Lion à Paris , il épouse Adele Stéphanie SANGNIER agée de 18 ans native de Beauvais . 
De cette union naissent à Paris
- Aline Adele ( ° 13/08/1840 Paris 11 ° ardt ancien )
- Alexandre Henri ( mon aieul ° 07/09/1841 Paris 11 ardt ancien )
- Clémence Anne ( °30/08/1844 Paris 4 ardt ancien ) 
Louis MICHAU est dit alors traiteur 29 rue du Vieux Colombier  -

Un heureux hasard ( existe il ? ) me fait retrouver sa trace ........... en Algérie ,ou il fit partie des 12 à 15 000 ouvriers parisiens déportés en 1848

En vertu du décret de colonisation du 19 septembre 1848, Louis postule pour l'Algérie. Il opte pour l'agriculture à Marengo , dans la province d'Alger. Les concessionnaires étant groupés par convois de 800 individus, c'est au 12° convoi le 19/11/1848 à destination de Marengo qu'embarque notre cuisinier avec femme et enfants .Louis Isidore SANGNIER frere d'Adele les accompagne ! Il décédera le 04/10/1849 à l'Hopital Militaire  de Cherchell 

 Les colons volontaires arrivent à Marseille le 3 décembre, après 14 jours de voyage par  péniche. La traversée de la Méditérrannée se fera sur la frégate Le Cacique . Le 8 décembre 1848 ils débarquent à Cherchell.
Après un hiver assez pénible passé sous la tente sans le moindre confort,  les mouvements de troupes et les déplacements de populations amènent le choléra sur le centre agricole de Marengo.

Le 26/10/1849 Adele Stéphanie accouche d'une fille Louise Adele , celle ci décédera à l'age d'un mois













Le 04/08/1851 à Alger nait Clémence MICHAU -


Je ne retrouve la trace du couple Louis Alexandre MICHAU et Adele Stéphanie SANGNIER qu'en 1865 ; ils sont cités sur l'acte de mariage de leur fils Alexandre Henri à Paris . A cette date , ils sont dits concierges 41 faubourg St Honoré à l'Hotel de Pontalba à Paris ! Cet Hotel Particulier est devenu de nos jours l'Ambassade des Etats Unis .  Quand ont ils quitté l'Algérie , je l'ignore .

Petit voyage quelques années plus tard , lors du mariage de leur fille Clémence MICHAU à Reims en 1873 ou Louis Alexandre est à cette date maitre d'hotel , 12 rue du Temple à Reims ( adresse de la maison de champagne Veuve Clicquot )

deux freres de Louis Alexandre sont à cette époque à Reims et depuis quelques années ( y ont ils fait venir mon ancetre ? )
- Aimé Alphonse MICHAU valet de chambre en 1856 puis maitre d'hotel en 1875 , 2 rue du Grenier à Sel ( residence de Mathieu Edouard Werle , successeur de la Veuve Clicquot et maire de Reims entre 1852 et 1868 )
- Clement MICHAU facteur enregistrant aux Chemins de Fer ( celui ci sera ensuite domicilié à Gagny en Région Parisienne ) 


Que sont devenus Louis Alexandre MICHAU et Adele Stéphanie SANGNIER ?  pour le moment aucune trace de leur deces n'a été découverte  !!!! 
Par Fred - Publié dans : Genealogie MICHAU
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 8 mai 4 08 /05 /Mai 06:57

Bonjour

passionné de Généalogie depuis des années , je me lance enfin dans la publication de mes données concernant les ancetres directs de ma fille Alyssa et quelques collatéraux dont le destin m'a "interpellé "

La totalité de mes  " trouvailles " est référencée sur Geneanet
 http://gw.geneanet.org/index.php3?b=fredericmichau

Les accès concernant les contemporains demandent évidemment un mot de passe mais je suis à votre disposition pour tout renseignement

Bon voyage sur ce blog

Fred

Par Fred - Publié dans : HOME
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus